Nos aieux ont traversés deux guerres mondiales, donc on trouve dans les archives familiales de Pierre, conservé par Annie, beaucoup de photos liées à l'armée et aux 2 conflits de 14-18 et 39-45... Il doit y avoir dans ces photos des grands oncles, cousins, grands tantes et cousines, etc. mais pour nous, faute de meilleure transmission, ce sont surtout des photos d'histoire; mais elles sont précieuses pour nous restituer d'où nous venons...
Carte postale (25 Octobre c.1913...) adressée à Hélène Massey à Orchamps (signée Albert Massey & ?...) Peut-être Albert en haut à gauche parmi ces quatre soldats français posant ensemble avant la Première Guerre mondiale ? (probablement entre 1911 et 1914). Les soldats portent des uniformes de l'infanterie de ligne française typiques de la Belle Époque. Ces photographies étaient souvent prises par des réservistes ou des conscrits. Octobre 1913 ne correspond pas au déclenchement de la Première Guerre mondiale (qui a lieu en juillet-août 1914), mais elle se situe dans la période de tension en Europe qui a conduit au conflit, marquée par des lois militaires et des préparatifs de Guerre...
Cette image montre un groupe de soldats français, possiblement du 134e Régiment d'Infanterie, photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Ces militaires sont photographiés en tenue de campagne, probablement en 1916 ou plus tard, sur un terrain accidenté. Le 134e régiment d'infanterie (134e RI) est une unité militaire française de l'Armée de terre dont le lien direct avec Dole (Jura) s'inscrit dans son histoire administrative et de réserve, notamment via le Centre Mobilisateur 144 (CM 144) de Dole qui a géré des unités apparentées et de réserve par la suite.Origines et garnisons. Casernement principal (1914) : Établi à Mâcon et Dijon au début de la Première Guerre mondiale, rattaché à la 15e division d'infanterie. La ville de Dole a abrité des structures de mobilisation militaire et de gestion des dossiers de conscrits et de réservistes liés aux régiments de la région (comme le centre mobilisateur local). A la Première Guerre mondiale le régiment combat notamment à Rozelieures (1914), en Champagne (1915) et à Verdun (1916).
Grande halte de Lépanges, 22 juin 1914
"Nous sommes tous d'un beau noir, mais c'est la faute au soleil, me reconnaitrez vous?" (Signé "Albert")
Cette photoi d'un groupe de soldats français (Poilus) prenant la pose lors d'une halte militaire à Lépanges-sur-Vologne (Vosges) date de quelques semaines avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. La mention « Grande halte » fait référence aux pauses réglementaires prévues lors des longues marches de déplacement des régiments à travers l'arrière-front ou les zones de cantonnement. Lépanges-sur-Vologne est une commune des Vosges qui se trouvait à proximité des zones logistiques et des combats du front de l'Est lors du début du conflit de 1914-1918. Cette « grande halte » à Lépanges-sur-Vologne s'inscrit dans le cadre des grandes marches de préparation et des manœuvres de forteresse organisées dans l'Est de la France juste avant la mobilisation générale d'août 1914. Il s'agirait de réservistes appartenant au 134e régiment d'infanterie (134e RI), une unité d'active originaire de Bourgogne, dont le casernement se situait à Mâcon (Saône-et-Loire) et Dijon (Côte-d'Or). Les fantassins portent ici la célèbre capote Poiret boutonnée sur le devant, adaptée pour le combat. Les pans de leurs capotes sont repliés et boutonnés vers l'arrière pour dégager les jambes et faciliter la marche ou la course. Ils arborent tous le képi de campagne, typique du début et du milieu de la guerre, parfois recouvert d'un couvre-képi pour atténuer la visibilité sur le champ de bataille. On distingue sur la droite de l'image des fusils empilés en faisceau ainsi qu'un équipement de campagne complet. Rattaché à la 29e brigade d'infanterie (15e division d'infanterie du 8e corps d'armée), le 134e RI s'est illustré dans de très dures batailles tout au long du conflit :
• 1914 : Les sanglants combats de Rozelieures en Meurthe-et-Moselle (août 1914) et la guerre de positions dans la forêt d'Apremont. (peut-être là où fut blessé Albert, touché gravement par des éclats d'obus à la hanche; Albert sera soigné à l'arrière du front et finira sa convalesence à Paris, mais gardera un léger handicap à la jambe ...)
• 1915 - 1916 : Les offensives de Champagne et la terrible bataille de Verdun (août 1916).
• 1917 - 1918 : Les secteurs de la Butte du Mesnil et de l'Oise face aux dernières poussées allemandes.
Au total, ce régiment bourguignon a payé un lourd tribut avec près de 2 682 soldats morts au champ d'honneur durant la Grande Guerre.
Circa fin 1914-1915, Orchamps. Un groupe de soldats français (Poilus), reconnaissables à leurs uniformes d'époque, leurs képis, leurs capotes et la variété de leurs coiffes (notamment des bérets sombres typiques des chasseurs alpins ou d'unités spécifiques). Au centre en arrière plan, une femme en tenue claire évoquerait une infirmière de la Croix-Rouge, suggérant fortement un contexte de convalescence à l'arrière du front. Pendant la Grande Guerre, les communes situées à distance raisonnable des lignes de front, notamment dans le Jura (Orchamps), servaient régulièrement de zones de cantonnement pour le repos des troupes fatiguées.
Cette photo pourrait représenter l'hôpital bénévole d'Orchamps, qui fonctionnait alors comme une annexe de l'hôpital auxiliaire n° 5 de Dole dans le département du Jura. Au premier plan, on distingue nettement des soldats blessés en cours de convalescence. L'un d'eux est allongé sur un brancard/banc de fortune avec la jambe plâtrée ou bandée, tandis qu'un autre se trouve sur un fauteuil roulant d'époque à droite. Les hommes debout à gauche et au centre, portant des uniformes et des képis militaires français (les "Poilus"), incluent des officiers et du personnel du Service de santé des armées venus inspecter cette structure de l'arrière. Face à l'afflux massif de blessés venant du front dès 1914, de nombreuses communes éloignées des combats comme Orchamps et Dole ont réquisitionné des bâtiments civils (écoles, châteaux ou propriétés privées) pour créer ces "hôpitaux bénévoles" ou temporaires.
Carte adressée à Dole à Albert Massey (4 rue de la Préfecture à Dole), voeux pour 1916. Elle représente groupe de soldats français, probablement une escouade de l'infanterie, posant devant un bâtiment rural durant la Première Guerre mondiale. Ces hommes portent l'uniforme typique des "poilus" d'alors avec le casque Adrian, introduit à partir de 1915 pour protéger les soldats des éclats d'obus.
Ci-dessus, probablement des oncles et tantes du Jura (Orchamp ou Dole)...
Carte postale de Cholet, datée du 6 Octobre... Portrait de Lea, signé "votre petite nièce", que l'on pourrait dater des années 1920-1930.
Elle arbore une coupe courte et crantée, très caractéristique de la coiffure "à la garçonne" popularisée durant cette décennie ("années folles"). La robe fluide s'arrête juste en dessous des genoux, adoptant la coupe droite emblématique de cette époque qui s'affranchissait des corsets. Le tissu imprimé à motifs fleuris ou géométriques légers ainsi que les manches cloches évasées étaient également très en vogue à la fin des années 1920. Elle porte des escarpins à talons bobines dotés d'une bride sur le coup-de-pied (style "Mary Janes" ou Charles IX), typiques des pistes de danse et de la mode de l'époque.
Lea serait donc liée à la famille Naud, de la Flocelière, commune d'origine de Georgette, infirmière à Paris qui y rencontra Albert Massey, alors soldat en convalesence! Le patronyme Naud est une forme courte de prénoms d'origine germanique comme Arnaud ou Renaud. En France, il se retrouve principalement dans les départements de l'Ouest (Charentes, Vendée et Maine-et-Loire). La Flocelière est une commune aujourd'hui intégrée à Sèvremont, en Vendée où le patronyme Naud est historiquement très implanté.
3 enfants en costumes marins, années 1910 ou 1920...
Famille d'Orchamp (Dole), pique-nique familale, années 1930...
Georgette et Albert Massey et leurs enfants Robert et Pierre
Georgette et Albert, circa 1950, circa 1970...
Pierre en civil (?) et en militaire...
"Char de la 2e Sp Dijon", Année 32-33 (Dijon 10/02/1933). Cette photographie montre les élèves des "Ateliers » de la 2e Sp de Dijon, immortalisés vers 1932-1933. La "2e Sp" (Seconde Spéciale) : Cette classe était traditionnellement destinée à préparer les élèves possédant déjà un bon bagage technique (souvent issus des écoles pratiques ou professionnels) au concours d'entrée très sélectif de l'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM). Le groupe prend la pose avec humour autour d'un chariot de transport en bois sur lequel est inscrit de manière très lisible le mot « ATELIERS ». C'est ce véhicule de fortune qu'ils qualifient ironiquement de « char ». Pierre dit avoir passé quelques années à Dijon, pensionnaire à l’Ecole Hippolyte Fontaine dans une préparation aux Arts et Métiers. Dans les Écoles Pratiques de Commerce et d'Industrie (EPCI) ainsi que dans les préparations aux Arts et Métiers, le travail manuel en atelier (forge, ajustage, fonderie, menuiserie) occupait une place centrale. C'est précisément en 1932 que l'ancienne École Pratique de la rue André-Colomban à Dijon a pris officiellement le nom de l'ingénieur électricien Hippolyte Fontaine. La mention manuscrite en haut à gauche "Dessus du nouveau bâtiment" avec une flèche fait très probablement référence aux reconstructions qui ont suivi le terrible incendie du 18 novembre 1930 qui avait ravagé une grande partie de l'établissement. En 1932-1933, les élèves voyaient ainsi sortir de terre les nouveaux locaux modernes. Les tenues (blouses d'atelier pour certains à gauche, vestes de costume et manteaux pour d'autres), les lunettes d'intellectuels de l'époque et les postures théâtrales et joyeuses (notamment l'étudiant au centre avec un boulet) illustrent l'esprit de corps et les traditions humoristiques propres aux "Gadzarts" et à leurs classes préparatoires...
Les élèves des "Ateliers » de la 2e Sp de Dijon en sortie? (Le groupe prend la pose au sommet de l'une des collines ceinturant la combe de Dijon, comme le plateau de Chenôve, la colline de Talant ou celle de la Trouhaude...)
Toujours les élèves des "Ateliers » de la 2e Sp de Dijon ? Photo probablement prise dans les années 1930 devant la cour d'honneur de la gare de Dijon (gravement endommagé par les bombardements en 1944, avant d'être entièrement reconstruit dans un style moderne au début des années 1960.
Photographie de mariage date du milieu des années 1930 (approximativement entre 1934 et 1938). L'homme à gauche, portant un bicorne et tenant une haute canne, est un Suisse d'église (parfois appelé bedelet ou huissier ecclésiastique). C'était un employé laïc de la paroisse chargé d'ouvrir les processions, de faire régner l'ordre dans l'assistance et de guider solennellement le cortège des mariés...
Une photo d'insouciance et de chaleur familiale des années 30; on aurait pu dire Georgette et Albert avec Robert?
Robert années 30 ?
Cette photo, circa 1934, que je pensais représentant un groupe familiale ou d'amis dans la campagne jurasienne près d'Orchamps, montrerait en réalité les membres fondateurs du groupe de mathématiciens Nicolas Bourbaki, réunis lors de leur mémorable premier séminaire de travail, resté dans l'histoire sous le nom de « congrès fondateur de Besse-en-Chandesse » (Puy-de-Dôme), qui s'est déroulé en juillet 1935! On y verrait de gauche à droite sur le tronc d'arbre : Henri Cartan (avec ses grandes bottes), René de Possel (fumant la cigarette), Jean Dieudonné (assis par terre, tenant la brochure), André Weil (avec ses lunettes et sa pipe, prenant des notes) Charles Ehresmann (tenant un bâton); Jean Delsarte, également présent à ce congrès, n'apparaît pas sur ce plan et devait prrendre la photo.... L'appareil en arrière-plan à gauche (un théodolite sur son trépied) n'est pas utilisé pour un relevé officiel, mais rappelle l'esprit de cette rencontre. Les membres de Bourbaki, alors jeunes professeurs, s'étaient isolés à la campagne pour poser les bases d'un traité révolutionnaire visant à réécrire et unifier toutes les mathématiques modernes. Il existait à l'époque deux terminales mathématiques: math élem et math technique. On sait que Pierre s'était orienté vers math élem, ce qui expliquerait peut-être cette photo dans ses archives (si l'analyse est bien fondée; au dos de la photo: 20/02/1934, souvenir d'une agréable journée...)
Ci-dessus, d'autres amis de Pierre, dans le Jura et à Dijon...
Le Lieutenant Pierre MASSEY, en octobre 1932, devance l'appel. Incorporé à Auxonne, ayant, choisi l'artillerie, il partit à Colmar suivre un peloton d'élève officier de réserve.
Reçu au concours, il entra à l’Ecole militaire de Poitiers d'où il sortit aspirant, à 19 ans, en octobre 1937. Il put choisir son affectation au 75ème régiment d'artillerie à Fontainebleau (75e RATTT - Régiment d'Artillerie Tractée Tous-Terrains), où on y pratiquait aussi l'équitation (. Il a été mobilisé en septembre 1939 dans une unité « à cheval », et ce n'est qu'en février 40 qu’elle a été motorisée (Bien que moderne sur certains aspects, l’armée française en 1939 dépendait encore à 80 % des chevaux pour le transport et la logistique).
De septembre 1939 au 10 mai 1940, les armées alliées et allemandes s'observent sans combats majeurs à l'Ouest. C'est la « drôle de guerre ». Pendant que l'Allemagne envahit la Pologne puis prépare ses plans en Europe centrale, le régiment de Pierre Massey attend, stationné le long de la frontière belge.
Le 10 mai 1940 son unité c’est mis en mouvement vers Dinant en Belgique. C'est précisément dans ce secteur de la Meuse que la 7e Panzerdivision allemande, commandée par un certain Erwin Rommel, réalise sa percée historique.
Les artilleurs français, équipés de canons de 75 mm, se retrouvent face à des vagues de blindés allemands très mobiles. Malgré une résistance souvent héroïque, le choc est disproportionné. Les pertes sont terribles, et la rapidité de l'encerclement allemand conduit à la capture de dizaines de milliers de soldats français.
Années entre 1939 et 1945, Orchamp. Le militaire au centre (Pierre?), officier de l'armée française, vareuse claire, bottes de cavalier, képi (tenue typique du début des années 1940. Photo prise à Orchamp avant le début de l'offensive allemande (mai 1940) ?
un alignement de soldats français en 1939, au moment de la mobilisation générale ou pendant la période de la "Drôle de guerre". Tous les soldats portent le célèbre casque Adrian, principalement le modèle 1926 qui se distingue du modèle de la Première Guerre mondiale par une fabrication d'une seule pièce. Les hommes portent la capote croisée en drap de laine kaki (souvent le modèle 1920/1935 ou 1938), boutonnée sur le devant, avec les pans relevés ou boutonnés à l'arrière pour faciliter la marche. Les fantassins au garde-à-vous portent leur fusil à l'épaule (généralement des fusils Lebel ou Berthier, encore très répandus en 1939 avant la généralisation complète du MAS 36). À gauche du rang, un officier se tient la main sur la garde de son sabre, une arme d'apparat traditionnellement portée lors des revues et cérémonies militaires à la caserne.
Il pourrait s'agir d'une revue au 75ème régiment d'artillerie française à Fontainebleau, fin 1939; les pièces alignées sont les célèbres canons de 75 mm modèle 1897, l'arme emblématique de l'artillerie de campagne française. Malgré la motorisation progressive d'une partie de l'armée, une grande majorité des régiments d'artillerie divisionnaire reposait encore entièrement sur les chevaux pour déplacer les pièces et leurs caissons de munitions.
Pierre, circa 1939, dans la cour de la caserne 75ème régiment d'artillerie à Fontainebleau?
Militaires français du début de la Seconde Guerre mondiale (années 1930 à 1940). La silhouette emblématique du casque Adrian (modèle 1915 ou 1926) avec sa crête centrale est visible sur l'ensemble des hommes. Les sabres au clair : La présence des sabres levés indique qu'il s'agit d'un peloton d'officiers, de sous-officiers, ou d'unités spécifiques (comme la cavalerie ou l'artillerie) lors d'une revue, d'une prise d'armes ou d'un exercice de commandement.
Ci dessus Robert au Stalag III-A (7); cétait un grand camp de prisonniers de guerre (Stammlager) de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Il était situé à Luckenwalde, dans le Land de Brandebourg, à environ 52 kilomètres au sud de Berlin. Plus de 200 000 prisonniers y ont transité au cours du conflit. La majorité des détenus ne résidait pas au camp principal mais était envoyée dans des détachements de travail (Arbeitskommandos) répartis dans toute la région de Brandebourg. Le camp abritait une très forte population de prisonniers français, aux côtés de soldats polonais, soviétiques, italiens, yougoslaves, britanniques et américains. Il a été libéré par l'Armée rouge le 22 avril 1945. Je n'ai rien concernant Robert, seules ces indications générales concernant cette photo où le nom du Stalag est noté au dos...
Ci-dessous, plusieurs photos de l'OFLAG IV D, près d'Elsterhorst, à 60 km au N E. de Dresde, celui ou était retenu Pierre. L'Oflag IV-D était un camp d'internement allemand destiné exclusivement aux officiers prisonniers de guerre, principalement français, durant la Seconde Guerre mondiale (1940-1945). Situé à Elsterhorst (aujourd'hui Nardt), près de la ville de Hoyerswerda en Saxe, à environ 50 km au nord-est de Dresde. Le camp a accueilli entre 4 000 et 6 000 officiers français et leurs ordonnances. Conformément à la Convention de Genève, les officiers n'étaient pas soumis au travail obligatoire. Ils occupaient leur temps par des activités culturelles, religieuses et intellectuelles, malgré le rationnement strict et les appels à répétition. Face à l'avancée des troupes alliées en février 1945, le camp est évacué. Une grande partie des prisonniers est transférée à pied lors de "marches de la mort" vers l'ouest, où ils seront libérés par les forces américaines. Ceux restés sur place seront libérés par l'Armée rouge fin avril... Pierre lui s'évadera le 20 février 1945 avec un ami, Francis. Cette évasion va durer plus d’un mois et demi. Le 12 avril 1945, la ville de Sangerhausen a été occupée pacifiquement et sans combat par les troupes de la 3e division blindée américaine. Et Pierre avec son ami, qui était caché près de Sangerhausen après un long périple difficile, seront rappatrié en France par avion; ils arriveront au Bourget le 18 avril 1945...